Rhdp ou la logique de parti unique !
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Dans le communiqué final qui a sanctionné cette rencontre, l’on peut lire : « Après analyse de la situation sociopolitique de la Côte d’Ivoire, les deux parties ont constaté qu’il était fondamental d’œuvrer ensemble pour le retour d’une paix définitive et durable en Côte d’Ivoire. Elles ont également affirmé leur détermination pour la préservation des acquis démocratiques en Côte d’Ivoire en vue de sauvegarder l’autonomie des partis politiques et la non-ingérence du pouvoir exécutif dans le fonctionnement de ceux-ci ».
Dire que ces deux formations politiques sont les mieux habilitées à défendre les acquis démocratiques en Côte d’Ivoire est loin d’être une affirmation gratuite. De l’indépendance de la Côte d’Ivoire en 1960 jusqu’à la proclamation du multipartisme le 30 avril 1990, c’est le Pdci-Rda qui était au pouvoir. Puis à la faveur du vent de l’Est en Europe, les forces sociales dans plusieurs Etats africains se sont soulevées pour réclamer l’instauration du multipartisme.
En Côte d’Ivoire, cela a conduit le Pdci-Rda, alors au pouvoir, à actionner l’article 7 de la Constitution qui prévoyait la création des partis de l’opposition. Ainsi, ont été créées plusieurs formations politiques dont les plus importantes étaient le Front populaire ivoirien (Fpi) de Laurent Gbagbo, le Parti ivoirien des travailleurs (Pit) de Francis Wodié, le Parti socialiste ivoirien (Psi) de Bamba Moriféré et l’Union des sociaux démocrates (Usd) de feu Bernard Zadi Zaourou. Ces quatre formations de la Gauche avaient formé ce qu’on avait appelé «la Coordination des 4» qui s’est disloquée par la suite du fait de dissensions internes.
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